ACCORD UNEDIC DU 22 MARS 2014

Dans l’accord UNEDIC du 22 mars 2014, quatre points ressortent particulièrement

1.     Rupture conventionnelle

En ce qui concerne les ruptures conventionnelles, le délai de carence passera de 75 à 180 jours à partir de 16.200,00 euros.

On voit clairement que l’objectif est de limiter les ruptures conventionnelles, notamment pour les cadres. Mais comme la langue d’Esope, ce système peut être la meilleure ou la pire des choses !

·       Cas des Ruptures Conventionnelles utilisées comme Préretraites déguisées

La FIDES est pour cette mesure prévue à l’accord de l’UNEDIC si celle-ci tend à lutter contre cette utilisation dévoyée du système, permettant aux entreprises de pousser dehors les plus de 45 ans, non consentants et pas forcément avertis, au frais de l’assurance chômage dont ce n’est pas la finalité.

·       Cas des Ruptures Conventionnelles utilisées d’un commun accord « employeur – salarié »

La FIDES est contre la mesure prévue à l’accord de l’UNEDIC si elle pénalise un outil de fluidité du marché du travail qui protège les droits du salarié.

Rappelons à ceux qui prétendent que les cadres sont trop bien indemnisés deux choses :

o   l’assurance chômage, comme son nom l’indique est une assurance, si les prestations versées diminuent les cadres demanderont une baisse de leurs cotisations

o   l’assurance chômage des cadres est bénéficiaire et finance donc les assurances chômage du privé des autres catégories qui elles sont déficitaires, il est bon de le rappeler

2.     Cumul « petits boulots/allocations »

La FIDES est pour, nous pensons que d’une façon générale il vaut mieux subventionner l’emploi plutôt que le chômage.

Cependant cela ne doit pas se traduire par une baisse d’un pouvoir d’achat qui ne doit pas devenir un « pouvoir survivre » !

Les plus de 45 ans subissent cette précarité. Ils peinent à retrouver un CDI, voire même un CDD. Beaucoup effectuent des missions ponctuelles sans pouvoir en faire un équivalent temps plein et pourront bénéficier de cette disposition.

3.     Droits rechargeables

Il s’agit bien évidemment d’une excellente mesure soutenue par la FIDES.

4.     Les plus de 65 ans mis à contribution

Ceci apparait approprié dans le cadre de la situation de l’UNEDIC et compte tenu du recul de l’âge de la retraite à taux plein qui va passer progressivement de 65 à 67 ans.

Dans ce cadre on peut concevoir une telle mesure si par ailleurs les taux d’emploi des tranches d’âges à partir de 45 ans est énergiquement amélioré. Malheureusement on ne peut pas compter sur un civisme généralisé des entreprises…

Il est donc indispensable, en parallèle, de prévoir des actions volontaristes et à la hauteur du problème de sous-emploi des plus de 45 ans en instaurant par exemple une dégressivité très significative des charges sociales, proportionnelle à l’âge des salariés avec une progressivité motivante.

Les derniers chiffres du chômage, de février, qui viennent d’être publiés, montrent une nouvelle dégradation de l’emploi des seniors qui s’est détérioré encore de +1,3% ,ce qui nous amène à  +12% sur un an ,chômage souvent de longue durée.

Il est grand temps de renforcer significativement les actions en faveur de l’emploi des seniors et d’en faire une Grande Cause Nationale, comme pour l’emploi des jeunes.